Être entrepreneur•e

Aujourd’hui, suite à l’atelier Facilitation Graphique organisée par Red Samurai et animé par Philippe-Elie Kassabi, je me lance, à la faveur de ma phase créative qui débute.

Je sais, je ne dessine pas bien mais je m’en fous voudrais tenter d’illustrer les étapes intellectuelles, techniques et surtout émotionnelles de ma création d’entreprise, soit un retour sur mes 30 derniers mois !

C’est très chargé, mais prenez le temps de lire doucement, en commençant par… en haut à gauche, en tant que bon conformiste !

Facilitation graphique projet d'entreprise créationIkigai, Syndrôme de l’imposteur, Business Bestie, CAE, Bullet Journal voici quelques unes de mes vérités d’entrepreneure,  que je détaille parfois sur mon Facebook, et dont je discuterai volontiers dans les commentaires !

Redonner de la valeur à l’alimentation pour réduire le gaspillage alimentaire !

Le 16 octobre est la journée de lutte contre le gaspillage alimentaire.
Bouillabaisse, pain perdu, omelette, il y a plein de façons de moins gaspiller nos aliments… Et l’éducation alimentaire est primordiale pour cela !
Je partage la proposition sociologique par rapport au gaspillage alimentaire d’Eric BIRLOUEZ, Ingénieur agronome (AgroParisTech), Expert en Histoire et Sociologie de l’alimentation, Consultant, Enseignant-formateur, Auteur et Conférencier.
éducation alimentaire cours de cuisine ravateEn matière de lutte contre le gaspillage alimentaire, des initiatives nombreuses ont vu le jour, mais elles demeurent insuffisantes.
Elles sont en effet essentiellement « techniques » (normes de calibrage, dates de péremption, distribution aux associations d’aide alimentaire, compost, méthanisation, etc).
Or, les réponses doivent aussi être « culturelles » : elles doivent nous inciter à modifier notre rapport à la nourriture, en particulier à lui redonner toute sa valeur.
En effet, que gaspille-t-on ?
Les biens qui, à nos yeux, revêtent peu de valeur.
Ce qui est aujourd’hui le cas de l’alimentation. Le passage de la pénurie à l’abondance nous a fait oublier la valeur vitale de la nourriture. Parallèlement, sa valeur monétaire n’a cessé de se réduire (en % du budget familial).
Il en a été de même de sa valeur sociale (on mange seul plus souvent) et humaine : le fait de ne pas connaître les personnes ayant contribué au repas servi à la cantine ou à la barquette « prête à manger » augmente notre propension au gaspillage.
Plus profondément, les aliments ont perdu leur valeur identitaire : en 2016, 1 Français sur 2 exprimait le sentiment de « ne plus savoir ce [qu’il] mange ». Or un produit à l’identité floue est plus facilement jeté à la poubelle.
Enfin, l’aliment industriel standardisé a vu disparaître sa valeur culturelle et symbolique. Quant à la valeur sacrée de la nourriture, elle n’a pas résisté au déclin de la religion…
Redonner aux aliments leur vraie valeur passera par la restauration d’une véritable « culture alimentaire » (connaissance des produits et des hommes qui les élaborent), par l’acquisition de compétences pratiques (savoir cultiver des légumes, cuisiner, manger « en pleine conscience »), par la (re)découverte du plaisir sensoriel et convivial. Les agriculteurs pourraient être les fers de lance – et aussi les bénéficiaires – de cette reconquête de la valeur de nos aliments. Et, ce faisant, de la lutte contre le gaspillage.

1 an et déjà de belles dents !

Goût Nature fête son anniversaire ! L’occasion de revenir sur une année de travail, et de vous remercier :

MERSI ZOT TOUT !

En mai, mange ce qui te plaît !

Le mois de mai a vu commencer un nouveau projet de sensibilisation au goût dans les écoles maternelles des quartiers prioritaires de Saint-Paul. C’est l’occasion de prendre le temps de découvrir les fruits, les légumes, les grains locaux et de saison !

Pour commencer, cette semaine, on a :

  • exploré l’odeur et le son de la coco séchée,
  • expérimenté la maturité des avocats au toucher,
  • découvert (et goûté pour les intrépides) le kaki
  • récolté les graines de ces kakis pour les planter
  • reconnu pour certains le fruit à pain
  • dégusté une fleur de capucine
  • savouré un pitaya…

Ces ateliers d’une demie-heure avec une douzaine d’enfants permettent de cheminer avec eux dans l’exploration des aliments et vers leur appréciation (finalement c’est « un peu bon quand même » 🙂 !).  Car l’éducation au goût c’est un procédé de longue haleine, que j’ai voulu illustrer avec l’exemple de la betterave… A vos réactions !

éducation au goût betterave

Quelques recettes pour cuisiner avec les enfants…

Youpi, c’est la rentrée ! Goût Nature a animé des ateliers de cuisine pendant les vacances de janvier… sans faire une seule galette !

Nous commençons par la découverte sensorielle des ingrédients (même le beurre ou le bicarbonate 😉 !). Puis nous passons à l’élaboration d’une recette personnalisable par chaque enfant, en fonction de ses préférences alimentaires. Continuer la lecture de « Quelques recettes pour cuisiner avec les enfants… »

Des jardins éducatifs

Goût Nature travaille à mettre en place, animer et réaliser le suivi de jardins potagers, en garderies, écoles primaires, dans les quartiers et au sein de structures communautaires, accueillant par exemple des adultes handicapés.

C’est l’occasion de voir une petite fille s’exclamer devant toutes les racines d’un plant de tomate à rempoter, de voir un petit garçon se jeter dans le bac de terre ou encore qu’une personne âgée nous raconte ses souvenirs de jardinage avec sa mère, qui plantait elle aussi des cerises de terre (= prune d’Inde = physalis). C’est aussi faire le concours de celui qui trouvera le plus de vers de terre (sans trop les déranger !) ou rentrer à la maison avec sa motte de terre préférée (c’est Maman qui était contente !)…

Animer autour d’un jardin, c’est un moment toujours intense en émotion et en (re)découvertes !

Un jardin chez une assistance maternelle

De l’éducation au goût

Pas facile de parler d’éducation au goût et de faire comprendre en quelques mots ce que les ateliers du goût représentent…

Je vais essayer de vous en décrire les grands principes et puis, un jour, je vous le ferai sans doute en vrai. Car l’éducation sensorielle à l’alimentation se fait à tout âge et pour tout public !

Éducation sensorielle

Si on parle du goût, on parle surtout d’apprendre à goûter, à déguster n’importe quel aliment, comme un œnologue. Et cela se fait avec les 5 sens. Pour les enfants, c’est leur nommer l’ouïe et leur faire imiter le bruit d’une pomme, d’une carotte ou d’une banane que l’on mange. Avec les adultes, c’est leur rappeler que manger produit des sons et qu’ils peuvent nous mettre en appétit, ou pas !

Éducation expériencielle

Les enfants aiment les pommes non pas parce qu’elles sont riches en fibres ou apportent des sucres. Ils les aiment car elles sont colorées, parfumées, croquantes, juteuses ou sucrées. Et puis quelques uns ne les aiment pas et c’est bien aussi !

Goût Nature reprend l’approche de Croquarium qui met en avant l’expérience comme moyen d’apprentissage et favorise le sensoriel au cognitif. Et comme tous les goûts sont dans la nature, il est important d’accueillir et de respecter les variations de perceptions et les préférences et dégoûts de chacun. L’objectif d’un atelier du goût n’est pas que tous les enfants aiment le brocoli, mais que chacun l’ait exploré avec ses sens. C’est un chemin vers l’affirmation de soi et le respect des différences.

Éducation qui se veut dans le plaisir

Pour que cette expérience soit concluante, elle doit être faite dans un contexte agréable : calme, confiance, temps… Souvent l’inverse de la restauration scolaire !

L’exploration des aliments doit rester ludique et plaisante. En aucun cas les éducateurs du goût favorisent un aliment ou en critiquent un autre. Ils contribuent seulement à élargir la culture alimentaire de chacun.

Seule importe la perception sensorielle de chacun, et il n’y a pas de jugement à porter là-dessus !

Croquarium Lac Megantic
Sieur de Petit Pois et Dame Romaine après une animation Croquarium à Lac-Mégantic, avec la lauréate du concours de dessin !