Redonner de la valeur à l’alimentation pour réduire le gaspillage alimentaire !

Le 16 octobre est la journée de lutte contre le gaspillage alimentaire.
Bouillabaisse, pain perdu, omelette, il y a plein de façons de moins gaspiller nos aliments… Et l’éducation alimentaire est primordiale pour cela !
Je partage la proposition sociologique par rapport au gaspillage alimentaire d’Eric BIRLOUEZ, Ingénieur agronome (AgroParisTech), Expert en Histoire et Sociologie de l’alimentation, Consultant, Enseignant-formateur, Auteur et Conférencier.
éducation alimentaire cours de cuisine ravateEn matière de lutte contre le gaspillage alimentaire, des initiatives nombreuses ont vu le jour, mais elles demeurent insuffisantes.
Elles sont en effet essentiellement « techniques » (normes de calibrage, dates de péremption, distribution aux associations d’aide alimentaire, compost, méthanisation, etc).
Or, les réponses doivent aussi être « culturelles » : elles doivent nous inciter à modifier notre rapport à la nourriture, en particulier à lui redonner toute sa valeur.
En effet, que gaspille-t-on ?
Les biens qui, à nos yeux, revêtent peu de valeur.
Ce qui est aujourd’hui le cas de l’alimentation. Le passage de la pénurie à l’abondance nous a fait oublier la valeur vitale de la nourriture. Parallèlement, sa valeur monétaire n’a cessé de se réduire (en % du budget familial).
Il en a été de même de sa valeur sociale (on mange seul plus souvent) et humaine : le fait de ne pas connaître les personnes ayant contribué au repas servi à la cantine ou à la barquette « prête à manger » augmente notre propension au gaspillage.
Plus profondément, les aliments ont perdu leur valeur identitaire : en 2016, 1 Français sur 2 exprimait le sentiment de « ne plus savoir ce [qu’il] mange ». Or un produit à l’identité floue est plus facilement jeté à la poubelle.
Enfin, l’aliment industriel standardisé a vu disparaître sa valeur culturelle et symbolique. Quant à la valeur sacrée de la nourriture, elle n’a pas résisté au déclin de la religion…
Redonner aux aliments leur vraie valeur passera par la restauration d’une véritable « culture alimentaire » (connaissance des produits et des hommes qui les élaborent), par l’acquisition de compétences pratiques (savoir cultiver des légumes, cuisiner, manger « en pleine conscience »), par la (re)découverte du plaisir sensoriel et convivial. Les agriculteurs pourraient être les fers de lance – et aussi les bénéficiaires – de cette reconquête de la valeur de nos aliments. Et, ce faisant, de la lutte contre le gaspillage.

Le plastique parfait est celui qui n’est pas produit !

Aujourd’hui 15 septembre, c’est le World Clean Up day ! Une journée pour nettoyer collectivement un espace naturel près de chez vous. Et constater avec horreur la quantité de déchets dans les milieux naturels ainsi que leur résistance à la dégradation, notamment pour le plastique…

S’il pleut ou que vous avez prévu autre chose, pourquoi ne pas prendre aujourd’hui un engagement pour réduire votre utilisation de plastique ?

Oui car depuis que vous avez vu Cash Investigation, vous n’êtes plus dupe ! Vous en avez marre d’acheter, de trier et de ramasser du plastique, sans que les industriels s’engagent à modifier leurs produits… #CulpabilitéJudéoChrétienne

Le plastique, c’était fantastique !

Plastique inutile pollution coco biomimétisme raté responsabilisation
Un exemple d’un objet à l’origine biodégradable, qui mettra des siècles à se déliter… Le fabricant n’a pas bien saisi le concept de biomimétisme… #FacePalm

Le plastique, en constante augmentation depuis les Trente Glorieuses, est de plus en plus à usage unique (pour moitié environ) et va bientôt représenter 20% de la consommation de pétrole mondial !

Nous utilisons et jetons chaque année l’équivalent de notre poids corporel en plastique (ratio moyen : 40 kg/an au niveau mondial en 2015, 63 en Europe et 68 en France).

Elise Lucet nous apprend que

10 tonnes de plastique sont produites chaque seconde…

alors que c’est pas bien lourd, le plastique ! Vous imaginez les volumes ?

production mondiale de plastique
300 millions de tonnes de plastiques sont produites dans le monde chaque année, dont la moitié est à usage unique. Cette production devrait encore doubler d’ici 20 ans.

Oui, mais moi je trie !

Je suis sûre que vous jetez consciencieusement vos déchets dans une poubelle et que vous suivez les consignes de tri – désormais dessiné sur les emballages  ! Sauf bien sûr si :

  • vous vivez à Paris avec une cuisine d’un mètre carré,
  • vous êtes né avant 1980,
  • vous êtes persuadé que tout est remélangé après collecte,
  • ou que juste vous n’avez pas bien compris ce qu’il faut trier, alors dans le doute, autant ne rien faire…

Hélas, le plastique est loin d’être vertueux, même dans la poubelle jaune. Selon l’ONU,

  • Seulement 9% de tous les déchets plastiques produits ont été recyclés (aux États-Unis, plutôt 14% en Europe). Cette filière de recyclage est nettement moins efficace et vertueuse que celle du verre ou du métal.
  • Environ 12% ont été incinérés, produisant certes de l’énergie mais également des résidus polluants
  • L’énorme reste (79%) est accumulé dans des décharges (20 à 40%) ou dans notre milieu naturel (35 à 50%!), persistant durablement.

En jetant mes emballages plastiques dans la poubelle jaune du tri, j’ai donc l’impression d’être consciencieuse et de limiter mon empreinte carbone… mais pas tant que ça, car la boucle du recyclage plastique n’est pas fermée, et nous n’allons pas éternellement transformer nos bouteilles plastique en vêtement polaire (à moins de proposer des vestes à usage unique ? :-/ ).

De plus, le plastique en étant refondu n’a plus ses propriétés initiales (à la différence du métal et du verre recyclé) et donc doit être mélangé avec une majorité de plastique vierge.

Et ce n’est pas tout : souvent on mélange des plastiques des DEEE bruns, comme de vieux téléviseurs bourrés de retardateurs de flamme, ce qui rend plastique recyclé potentiellement dangereux… Youpi !

Conséquences alarmantes

Résumons, nous consommons annuellement notre poids en plastique, duquel trois quarts finissent à court ou long terme dans la nature, et mettra plus d’une centaine d’année à disparaître ! #Facepalm

Le plastique se décompose très lentement dans la nature, non pas en se dégradant mais en ce morcelant, s’accumulant en continents, entravant ou encombrant les estomacs des organismes, notamment les animaux marins… De plus, les nanoparticules de plastique pourront également jouer le rôle de perturbateur endocrinien, dans tous les organismes vivants. Ces micro- et nanoparticules ont déjà été repérées dans l’eau potable, le miel, le sel, les produits de la mer…

Ça va, vous commencez à cerner tous les problèmes de cette matière hyper durable, difficilement recyclable et rarement recyclée ?

Mais c’est pas moi, c’est les autres !

Pour le coup, cet adage est un peu vrai : les États-Unis d’Amérique interdisent les interdictions de sacs plastiques et les fleuves asiatiques sont responsables de la majorité de l’apport en plastique dans les océans (cf. infographies de l’ONU)…

Oui, mais bon, même si on y est pour quasi rien, est-ce qu’on pourrait quand même faire notre part ? Ou au moins arrêter d’engraisser les producteurs d’emballages ? En voici 10 exemples !

  • Acheter des pailles en bambou ou en métal
  • Prendre des couverts dans son sac
  • Avoir une gourde et si besoin à la maison un filtre pour l’eau
  • Préparer les biberons à l’eau du robinet (cela ne fera pas de vous des parents indignes !)
  • Disséminer des sacs de courses réutilisables dans sa voiture et son sac
  • Se trouver une jolie boîte métallique pour TOUS les mégots, même en ville !
  • Retrouver son savon d’antan, lui tenir compagnie avec un shampooing solide
  • Fabriquer ses produits ménagers (lessive pas chère) ou cosmétiques (baume à lèvres super facile)

  • Privilégier les contenants à consigne (donc à La Réunion, buvez de la bière, pas du soda 😉 !)
  • Oublier Amazon, au profit du Bon Coin, de la brocante ou du Trokali… #RienDeNeuf

Et vous, quel déchet vous énerve ? Vous étonne ? Lequel évitez-vous ?

Tutoriel – Réparer ses tongs

Suite à mon article contre la fast fashion, je me devais de réparer mes tongs / savates / tatanes… Ce sont hélas des savates de marque (Hawaïanas) qui me plaisent car leur semelle est légèrement surélevée à l’arrière et très moelleuse, et mon dos aime.

Hélas, les deux tiges avant ont cassé l’une après l’autre, m’occasionnant un retour « pat a ter »… J’ai testé la réparation en fil de fer, mais vous conseille une meilleure version, à vis, en partageant l’article du blog Bachiboozook…

Les tongs chaussent nos pieds été comme hiver aujourd’hui, à l’intérieur, à l’extérieur mais ne sont pas durables pour la plupart d’entre elles. Problème, la lanière qui se coince entre les doigts de pieds cèdent. 1 tong foutue, la paire jetée comme des millions d’autres. Ne les jetez plus, réparez-les! Cas typique, mais réparation facile! […]

via Réparer ses tongs — BachiBoozook

Une lessive maison quatre fois moins chère…

Aujourd’hui, j’ai animé des ateliers de fabrication de produits cosmétiques et ménagers. Nous avons fait un masque pour cheveux, un gommage pour le corps et de la lessive et on m’a demandé combien coûtaient les ingrédients. En rentrant, j’ai donc fait le calcul (prix Réunion) pour la lessive maison et je vous le partage ici :

1 euro pour deux litres de lessive liquide :

Continuer la lecture de « Une lessive maison quatre fois moins chère… »

Vous prendrez bien un ver ?

Jeudi, on m’a offert un ou même plusieurs vers, une bonne douzaine, même ! Merci Laura pour ce don !

Je vous rassure, ils sont loin d’être solitaires, ces vers qu’on m’a refilés. Ils étaient même bien nombreux, dans le lombricomposteur de Laura !

Voilà, j’ai pris des animaux domestiques sur mon balcon, pour manger mes épluchures ! C’est moins mignon qu’un lapin nain, mais ça devrait faire du bon terreau… Continuer la lecture de « Vous prendrez bien un ver ? »

La légende urbaine des fauteuils en bouchons de bouteilles

Depuis quelque temps, ayant emménagé dans une nouvelle commune et avec quelqu’un qui me se pose beaucoup de questions, je me trouve souvent bloquée face aux poubelles, mon déchet à la main, ne sachant que faire…

Heureusement, une amie lance un site Internet participatif, Kel Poubelle, pour résoudre ces grands dilemmes de la vie quotidienne. Je vais aujourd’hui faire ma part, explorant la grande légende urbaine du fauteuil handicapé en bouchons de bouteilles recyclées. Continuer la lecture de « La légende urbaine des fauteuils en bouchons de bouteilles »

La sobriété : une idée de bourgeois ?

Sans emploi ni revenus pendant 4 mois suite à ma démission, je me devais de réfléchir, approfondir et expérimenter cette fameuse « sobriété heureuse », consommation responsable, réduite voire zéro déchet ! Continuer la lecture de « La sobriété : une idée de bourgeois ? »

Obsolescence programmée

Pour ma troisième chronique écologique à la radio, je voulais pousser un coup de gueule. Oui, oui, comme quoi il semblerait qu’on puisse s’énerver en parlant d’écologie. Et d’électroménager. Je voulais notamment vous parler de :

  • mon vidéoprojecteur qui ne marche plus
  • mon lecteur MP3 qui n’a jamais marché
  • mon appareil photo qui ne marche plus
  • ma tablette qui déconne
  • la machine à café méga cher du travail qu’on change tous les 13 mois.

Pourquoi ça ? Quel rapport ? Eh bien parce que ces objets ont tous laché 1, 2 ou 3 mois après leur fin de garantie. Pas de chance ? Bon, je ne suis pas adepte des théories du complot mais là, il y a quand même moyen de douter et de s’énerver après toutes ces défaillances juste après la fin de la garantie.

Alors, je vais vous parler de l’OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE !! Continuer la lecture de « Obsolescence programmée »

Le tout nouveau monde

Je voudrais vous parler aujourd’hui un endroit idéal, au beau milieu de l’océan, sous les tropiques, en pleine mer. Un endroit encore méconnu, mais qui suscite de plus en plus ma curiosité et celle de nombreux scientifiques.

L’île de La Réunion ? Non, pas cette fois-ci.

Je voudrais vous parler de ce qu’on appelle quelque fois le 7e continent, j’ai nommé…
« LE CONTINENT DE PLASTIQUE ». Continuer la lecture de « Le tout nouveau monde »