Un geste simple et vraiment efficace…

Oui, oui, prendre des douches plus courtes, faire du covoiturage, installer un chauffe-eau solaire, trouver une AMAP… tout ça c’est bien, ça protège la planète limite mon empreinte, mais bon, j’ai pas le temps, c’est compliqué ! Enfin je vais m’y mettre, c’est sûr !

Alors on attend quoi ? La fonte des glaces 😉 LOL !

Je sais qu’il y a plein d’injonctions culpablisatrices, notamment en cette semaine européenne de réduction des déchets…

Mais je voudrais vous demander un tout petit quelque chose… Une minute de votre temps s’il vous plaît ! Mais avec un réel impact sur notre production de déchets… et qui vous libérera du monde consumériste (oui, rien que ça !).

Je veux parler des prospectus dans les boîtes aux lettres. Continuer la lecture de « Un geste simple et vraiment efficace… »

Aliments ultratransformés et ultrapolluants

Dans la chronique précédente, je vous présentais quelques éléments sur les aliments ultratransformés et leur impact sanitaire. Pour rappel, ils correspondent à la dernière catégorie de la classification Nova, que je résume ici :

  1. Aliments frais ou peu transformés : fruits, légumes, légumineuses, pâtes, farine, noix… Ce sont des aliments frais, séchés, congelés ou fermentés sans l’ajout de gras, de sucre ni de sel.

  2. Ingrédients culinaires transformés : sucre, beurre, sel, huile… Ce sont des aliments qui rentrent dans la compositions des plats cuisinés à la maison.

  3. Aliments transformés : viandes séchées et salées, pains, fromages, conserves… On les utilise dans la préparation culinaire de plats traditionnels et on les mange à table, en famille.

  4. Produits ultra-transformés : Kinder, Oreo, Kellogs, Vache qui rit, Monster Munch, Coca-Cola, Haribo, Magnum, CapriSonne… Ce sont avant tout des produits, très markétés. Leur liste d’ingrédients est très longue et en comporte certains sans usage alimentaire.

La semaine dernière, j’évoquais la mondialisation des aliments ultra-transformés, mais en proportions variables entre chaque pays. Voici un diagramme pour l’Europe, qui nous montre que la France s’en sort – pour le moment – pas trop mal. Nous partageons ce privilège avec les autres pays de culture méditerranéenne.

nova ultraprocessed ultratransformé europe diet regime

La science a déjà démontré un lien entre la consommation répétée d’aliments ultratransformés et l’obésité, le cancer et autres… Mais quel est leur effet sur l’environnement ? Continuer la lecture de « Aliments ultratransformés et ultrapolluants »

Redonner de la valeur à l’alimentation pour réduire le gaspillage alimentaire !

Le 16 octobre est la journée de lutte contre le gaspillage alimentaire.
Bouillabaisse, pain perdu, omelette, il y a plein de façons de moins gaspiller nos aliments… Et l’éducation alimentaire est primordiale pour cela !
Je partage la proposition sociologique par rapport au gaspillage alimentaire d’Eric BIRLOUEZ, Ingénieur agronome (AgroParisTech), Expert en Histoire et Sociologie de l’alimentation, Consultant, Enseignant-formateur, Auteur et Conférencier.
éducation alimentaire cours de cuisine ravate
En matière de lutte contre le gaspillage alimentaire, des initiatives nombreuses ont vu le jour, mais elles demeurent insuffisantes.
Elles sont en effet essentiellement « techniques » (normes de calibrage, dates de péremption, distribution aux associations d’aide alimentaire, compost, méthanisation, etc).
Or, les réponses doivent aussi être « culturelles » : elles doivent nous inciter à modifier notre rapport à la nourriture, en particulier à lui redonner toute sa valeur.
En effet, que gaspille-t-on ?
Les biens qui, à nos yeux, revêtent peu de valeur.
Ce qui est aujourd’hui le cas de l’alimentation. Le passage de la pénurie à l’abondance nous a fait oublier la valeur vitale de la nourriture. Parallèlement, sa valeur monétaire n’a cessé de se réduire (en % du budget familial).
Il en a été de même de sa valeur sociale (on mange seul plus souvent) et humaine : le fait de ne pas connaître les personnes ayant contribué au repas servi à la cantine ou à la barquette « prête à manger » augmente notre propension au gaspillage.
Plus profondément, les aliments ont perdu leur valeur identitaire : en 2016, 1 Français sur 2 exprimait le sentiment de « ne plus savoir ce [qu’il] mange ». Or un produit à l’identité floue est plus facilement jeté à la poubelle.
Enfin, l’aliment industriel standardisé a vu disparaître sa valeur culturelle et symbolique. Quant à la valeur sacrée de la nourriture, elle n’a pas résisté au déclin de la religion…
Redonner aux aliments leur vraie valeur passera par la restauration d’une véritable « culture alimentaire » (connaissance des produits et des hommes qui les élaborent), par l’acquisition de compétences pratiques (savoir cultiver des légumes, cuisiner, manger « en pleine conscience »), par la (re)découverte du plaisir sensoriel et convivial. Les agriculteurs pourraient être les fers de lance – et aussi les bénéficiaires – de cette reconquête de la valeur de nos aliments. Et, ce faisant, de la lutte contre le gaspillage.

Le plastique parfait est celui qui n’est pas produit !

Aujourd’hui 15 septembre, c’est le World Clean Up day ! Une journée pour nettoyer collectivement un espace naturel près de chez vous. Et constater avec horreur la quantité de déchets dans les milieux naturels ainsi que leur résistance à la dégradation, notamment pour le plastique…

S’il pleut ou que vous avez prévu autre chose, pourquoi ne pas prendre aujourd’hui un engagement pour réduire votre utilisation de plastique ?

Oui car depuis que vous avez vu Cash Investigation, vous n’êtes plus dupe ! Vous en avez marre d’acheter, de trier et de ramasser du plastique, sans que les industriels s’engagent à modifier leurs produits… #CulpabilitéJudéoChrétienne

Le plastique, c’était fantastique !

Plastique inutile pollution coco biomimétisme raté responsabilisation
Un exemple d’un objet à l’origine biodégradable, qui mettra des siècles à se déliter… Le fabricant n’a pas bien saisi le concept de biomimétisme… #FacePalm

Le plastique, en constante augmentation depuis les Trente Glorieuses, est de plus en plus à usage unique (pour moitié environ) et va bientôt représenter 20% de la consommation de pétrole mondial !

Nous utilisons et jetons chaque année l’équivalent de notre poids corporel en plastique (ratio moyen : 40 kg/an au niveau mondial en 2015, 63 en Europe et 68 en France).

Elise Lucet nous apprend que

10 tonnes de plastique sont produites chaque seconde…

alors que c’est pas bien lourd, le plastique ! Vous imaginez les volumes ?

production mondiale de plastique
300 millions de tonnes de plastiques sont produites dans le monde chaque année, dont la moitié est à usage unique. Cette production devrait encore doubler d’ici 20 ans.

Oui, mais moi je trie !

Je suis sûre que vous jetez consciencieusement vos déchets dans une poubelle et que vous suivez les consignes de tri – désormais dessiné sur les emballages  ! Sauf bien sûr si :

  • vous vivez à Paris avec une cuisine d’un mètre carré,
  • vous êtes né avant 1980,
  • vous êtes persuadé que tout est remélangé après collecte,
  • ou que juste vous n’avez pas bien compris ce qu’il faut trier, alors dans le doute, autant ne rien faire…

Hélas, le plastique est loin d’être vertueux, même dans la poubelle jaune. Selon l’ONU,

  • Seulement 9% de tous les déchets plastiques produits ont été recyclés (aux États-Unis, plutôt 14% en Europe). Cette filière de recyclage est nettement moins efficace et vertueuse que celle du verre ou du métal.
  • Environ 12% ont été incinérés, produisant certes de l’énergie mais également des résidus polluants
  • L’énorme reste (79%) est accumulé dans des décharges (20 à 40%) ou dans notre milieu naturel (35 à 50%!), persistant durablement.

En jetant mes emballages plastiques dans la poubelle jaune du tri, j’ai donc l’impression d’être consciencieuse et de limiter mon empreinte carbone… mais pas tant que ça, car la boucle du recyclage plastique n’est pas fermée, et nous n’allons pas éternellement transformer nos bouteilles plastique en vêtement polaire (à moins de proposer des vestes à usage unique ? :-/ ).

De plus, le plastique en étant refondu n’a plus ses propriétés initiales (à la différence du métal et du verre recyclé) et donc doit être mélangé avec une majorité de plastique vierge.

Et ce n’est pas tout : souvent on mélange des plastiques des DEEE bruns, comme de vieux téléviseurs bourrés de retardateurs de flamme, ce qui rend plastique recyclé potentiellement dangereux… Youpi !

Conséquences alarmantes

Résumons, nous consommons annuellement notre poids en plastique, duquel trois quarts finissent à court ou long terme dans la nature, et mettra plus d’une centaine d’année à disparaître ! #Facepalm

Le plastique se décompose très lentement dans la nature, non pas en se dégradant mais en ce morcelant, s’accumulant en continents, entravant ou encombrant les estomacs des organismes, notamment les animaux marins… De plus, les nanoparticules de plastique pourront également jouer le rôle de perturbateur endocrinien, dans tous les organismes vivants. Ces micro- et nanoparticules ont déjà été repérées dans l’eau potable, le miel, le sel, les produits de la mer…

Ça va, vous commencez à cerner tous les problèmes de cette matière hyper durable, difficilement recyclable et rarement recyclée ?

Mais c’est pas moi, c’est les autres !

Pour le coup, cet adage est un peu vrai : les États-Unis d’Amérique interdisent les interdictions de sacs plastiques et les fleuves asiatiques sont responsables de la majorité de l’apport en plastique dans les océans (cf. infographies de l’ONU)…

Oui, mais bon, même si on y est pour quasi rien, est-ce qu’on pourrait quand même faire notre part ? Ou au moins arrêter d’engraisser les producteurs d’emballages ? En voici 10 exemples !

  • Acheter des pailles en bambou ou en métal
  • Prendre des couverts dans son sac
  • Avoir une gourde et si besoin à la maison un filtre pour l’eau
  • Préparer les biberons à l’eau du robinet (cela ne fera pas de vous des parents indignes !)
  • Disséminer des sacs de courses réutilisables dans sa voiture et son sac
  • Se trouver une jolie boîte métallique pour TOUS les mégots, même en ville !
  • Retrouver son savon d’antan, lui tenir compagnie avec un shampooing solide
  • Fabriquer ses produits ménagers (lessive pas chère) ou cosmétiques (baume à lèvres super facile)

  • Privilégier les contenants à consigne (donc à La Réunion, buvez de la bière, pas du soda 😉 !)
  • Oublier Amazon, au profit du Bon Coin, de la brocante ou du Trokali… #RienDeNeuf

Et vous, quel déchet vous énerve ? Vous étonne ? Lequel évitez-vous ?

Tutoriel – Réparer ses tongs

Suite à mon article contre la fast fashion, je me devais de réparer mes tongs / savates / tatanes… Ce sont hélas des savates de marque (Hawaïanas) qui me plaisent car leur semelle est légèrement surélevée à l’arrière et très moelleuse, et mon dos aime.

Hélas, les deux tiges avant ont cassé l’une après l’autre, m’occasionnant un retour « pat a ter »… J’ai testé la réparation en fil de fer, mais vous conseille une meilleure version, à vis, en partageant l’article du blog Bachiboozook…

Les tongs chaussent nos pieds été comme hiver aujourd’hui, à l’intérieur, à l’extérieur mais ne sont pas durables pour la plupart d’entre elles. Problème, la lanière qui se coince entre les doigts de pieds cèdent. 1 tong foutue, la paire jetée comme des millions d’autres. Ne les jetez plus, réparez-les! Cas typique, mais réparation facile! […]

via Réparer ses tongs — BachiBoozook

10 plantes à fleurs pour attirer les papillons

Mon article sur l’hôtel à insectes n’est pas complet puisque j’ai omis au moins les Papillons. C’est que je souhaitais leur consacrer un plein article !

Article lui-même incomplet puisqu’il  concerne seulement les papillons de jour – ou Rhopalocères, si vous voulez briller en Garden Party – et quelques sphinx. De plus, j’ai sélectionné les espèces assez communes sur l’île.

Voici donc une liste de 10 plantes acclimatées à La Réunion qui sont prisées par les papillons (se nourrissant du nectar des fleurs) ou leurs chenilles (se nourrissant de leurs feuilles).

  1. Buddleia davidii ou arbre à papillons : c’est la référence pour les attirer en Europe mais il pousse mal à La Réunion, à réserver pour les Hauts !
  2. Duranta : cet arbuste de haies attire beaucoup de papillons et d’abeilles, à condition bien sûr de laisser s’épanouir les grappes de fleurs violettes parfumées (sent la vanille selon la littérature, mais pour moi cela sent la pâte à modeler Play-Doo…). Le sphinx tête-de-mort,inoffensif, y pond souvent ses œufs.
  3. Cuphea : petites fleurs mauves ou blanches qui ressemblent à la bruyère, se bouture très bien. Il fleurit toute l’année.
  4. Pentas : fleurs étoilées en ombelle, de nombreuses couleurs existent, se sème ou se bouture. Fleurit également toute l’année, visité par les papillons, aspirant le nectar avec leur trompe.
  5. Lantana camara (et L. montevidensis), ou Corbeille d’Or : la version ornementale du galabert. Fleurs groupées en ombelle de blanc à rouge vif, en passant par jaune et rose. Très résistante, elle est envahissante à La Réunion et comporte des épines. Se bouture bien et pousse en plein soleil.
  6. Asclepias et Gomphocarpus (ouate et ti-ouate) : ce sont les plantes hôtes des chenilles de Monarque (Danaus sp.), au même titre que d’autres Apocynacées. Se sèment bien, mais peuvent être totalement dévorées par les magnifiques chenilles ! Ces plantes sont toxiques : la chenille en s’en nourrissant d’elles se rend toxique pour toute sa vie de papillon.
  7. Barleria : petit arbuste à fleurs violettes ou jaunes en étoile, se bouture bien. Il accueille la chenille de Junionia rhadama, un beau papillon bleu aux ailes iridescentes, mais également très souvent des cochenilles.
  8. Stachytarpeta ou queue de rat : Petite plante présentant une inflorescence dressée, autour d’une queue de rat…  Les petites fleurs bleues ou rouges attirent l’adulte Junionia rhadama, aux ailes bleues iridescentes. Attention, cette plante est envahissante.
  9. Laurier rose : cet arbuste bien connu mais toxique nourrit le papillon endémique Euploea goudotti, ainsi qu’un sphinx qui lui est inféodé. Se bouture assez bien.
  10. Agrumes et Caloupilé appartiennent à la famille botanique des Rutacées, qui nourrissent les chenilles de Papilio phorbanta et Papilio demodocus… à condition qu’ils ne soient pas traités !

Toutefois certains papillons peuvent être de véritables plaies au jardin, comme les pyrales des crucifères ou les azurés du sagou…

Sources : Les Papillons de La Réunion et leurs chenilles, D. Martiré et J. Rochat, éditions Parthénope, 2008, 496 pages.
Mon jardin Tropical, A. Ternisien et F. Le Bellec, éditions Orphie, 2016,503 pages.

Une lessive maison quatre fois moins chère…

Aujourd’hui, j’ai animé des ateliers de fabrication de produits cosmétiques et ménagers. Nous avons fait un masque pour cheveux, un gommage pour le corps et de la lessive et on m’a demandé combien coûtaient les ingrédients. En rentrant, j’ai donc fait le calcul (prix Réunion) pour la lessive maison et je vous le partage ici :

1 euro pour deux litres de lessive liquide :

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Un vrai écolo est un écolo nu ?!

La question des vêtements écolos me trotte dans ma tête depuis plusieurs campagnes de soldes et cette année, je remarque que beaucoup d’initiatives traitent de consommation responsable hors alimentation, comme par exemple le défi « Rien de neuf » proposé par Zéro Waste.

Alors voilà, je m’engage ici solennellement ici à ne plus acheter mes fringues chez « Henry&Marinette », enseigne vestimentaire mondiale que vous aurez sans doute reconnue par ses initiales…

LOOM H&M t-shirt

Pourquoi stopper cette frénésie vestimentaire ?

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Patrimoine cultivé réunionnais 

Ce week-end, c’est les Journées du Patrimoine dans les musées et dans les jardins. Le thème de cette année, c’est Jeunesse et Patrimoine.

À cette occasion, Goût Nature sera au Jardin de Paulo (Tour des Roches, Saint-Paul) pour animer un jeu sensoriel autour du patrimoine végétal de l’île de La Réunion. Continuer la lecture de « Patrimoine cultivé réunionnais  »

Les 10 fonctions d’un jardin potager

Forte de mes visites et rencontres à La Réunion, en métropole et au Québec, j’ai voulu lister les différentes fonctions d’un jardin.

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