Noël sobre, Acte 2

Je m’étais déjà impliquée pour un Noël sobre, avec moins d’achats et d’impact environnemental en 2016.

Cette année, il y a bien sûr le défi Rien de Neuf lancé par ZéroWasteFrance, mais il y a surtout le dynamisme des Réunionnais bloqués fin novembre pour échanger entre-eux des jouets de 2e main ! Continuer la lecture de « Noël sobre, Acte 2 »

10 jours pour changer votre rapport à l’alimentation !

Ça paraît un slogan publicitaire pour un nouveau régime… Non, c’est mon constat suite à 10 jours de blocages à La Réunion, depuis le 17 novembre.

Je vous partageais il y a six semaines un avis pertinent à mes yeux sur la nécessaire revalorisation de l’alimentation pour limiter le gaspillage alimentaire. Cette prise de conscience sur la valeur de l’alimentation et de la connaissance des producteurs, elle peut se faire par l’éducation alimentaire. Certes. Mais elle se fait aujourd’hui à La Réunion par voie de conséquence de grandes difficultés d’approvisionnement de toute la population. Continuer la lecture de « 10 jours pour changer votre rapport à l’alimentation ! »

Un geste simple et vraiment efficace…

Oui, oui, prendre des douches plus courtes, faire du covoiturage, installer un chauffe-eau solaire, trouver une AMAP… tout ça c’est bien, ça protège la planète limite mon empreinte, mais bon, j’ai pas le temps, c’est compliqué ! Enfin je vais m’y mettre, c’est sûr !

Alors on attend quoi ? La fonte des glaces 😉 LOL !

Je sais qu’il y a plein d’injonctions culpablisatrices, notamment en cette semaine européenne de réduction des déchets…

Mais je voudrais vous demander un tout petit quelque chose… Une minute de votre temps s’il vous plaît ! Mais avec un réel impact sur notre production de déchets… et qui vous libérera du monde consumériste (oui, rien que ça !).

Je veux parler des prospectus dans les boîtes aux lettres. Continuer la lecture de « Un geste simple et vraiment efficace… »

Aliments ultratransformés et ultrapolluants

Dans la chronique précédente, je vous présentais quelques éléments sur les aliments ultratransformés et leur impact sanitaire. Pour rappel, ils correspondent à la dernière catégorie de la classification Nova, que je résume ici :

  1. Aliments frais ou peu transformés : fruits, légumes, légumineuses, pâtes, farine, noix… Ce sont des aliments frais, séchés, congelés ou fermentés sans l’ajout de gras, de sucre ni de sel.

  2. Ingrédients culinaires transformés : sucre, beurre, sel, huile… Ce sont des aliments qui rentrent dans la compositions des plats cuisinés à la maison.

  3. Aliments transformés : viandes séchées et salées, pains, fromages, conserves… On les utilise dans la préparation culinaire de plats traditionnels et on les mange à table, en famille.

  4. Produits ultra-transformés : Kinder, Oreo, Kellogs, Vache qui rit, Monster Munch, Coca-Cola, Haribo, Magnum, CapriSonne… Ce sont avant tout des produits, très markétés. Leur liste d’ingrédients est très longue et en comporte certains sans usage alimentaire.

La semaine dernière, j’évoquais la mondialisation des aliments ultra-transformés, mais en proportions variables entre chaque pays. Voici un diagramme pour l’Europe, qui nous montre que la France s’en sort – pour le moment – pas trop mal. Nous partageons ce privilège avec les autres pays de culture méditerranéenne.

nova ultraprocessed ultratransformé europe diet regime

La science a déjà démontré un lien entre la consommation répétée d’aliments ultratransformés et l’obésité, le cancer et autres… Mais quel est leur effet sur l’environnement ? Continuer la lecture de « Aliments ultratransformés et ultrapolluants »

Le plastique parfait est celui qui n’est pas produit !

Aujourd’hui 15 septembre, c’est le World Clean Up day ! Une journée pour nettoyer collectivement un espace naturel près de chez vous. Et constater avec horreur la quantité de déchets dans les milieux naturels ainsi que leur résistance à la dégradation, notamment pour le plastique…

S’il pleut ou que vous avez prévu autre chose, pourquoi ne pas prendre aujourd’hui un engagement pour réduire votre utilisation de plastique ?

Oui car depuis que vous avez vu Cash Investigation, vous n’êtes plus dupe ! Vous en avez marre d’acheter, de trier et de ramasser du plastique, sans que les industriels s’engagent à modifier leurs produits… #CulpabilitéJudéoChrétienne

Le plastique, c’était fantastique !

Plastique inutile pollution coco biomimétisme raté responsabilisation
Un exemple d’un objet à l’origine biodégradable, qui mettra des siècles à se déliter… Le fabricant n’a pas bien saisi le concept de biomimétisme… #FacePalm

Le plastique, en constante augmentation depuis les Trente Glorieuses, est de plus en plus à usage unique (pour moitié environ) et va bientôt représenter 20% de la consommation de pétrole mondial !

Nous utilisons et jetons chaque année l’équivalent de notre poids corporel en plastique (ratio moyen : 40 kg/an au niveau mondial en 2015, 63 en Europe et 68 en France).

Elise Lucet nous apprend que

10 tonnes de plastique sont produites chaque seconde…

alors que c’est pas bien lourd, le plastique ! Vous imaginez les volumes ?

production mondiale de plastique
300 millions de tonnes de plastiques sont produites dans le monde chaque année, dont la moitié est à usage unique. Cette production devrait encore doubler d’ici 20 ans.

Oui, mais moi je trie !

Je suis sûre que vous jetez consciencieusement vos déchets dans une poubelle et que vous suivez les consignes de tri – désormais dessiné sur les emballages  ! Sauf bien sûr si :

  • vous vivez à Paris avec une cuisine d’un mètre carré,
  • vous êtes né avant 1980,
  • vous êtes persuadé que tout est remélangé après collecte,
  • ou que juste vous n’avez pas bien compris ce qu’il faut trier, alors dans le doute, autant ne rien faire…

Hélas, le plastique est loin d’être vertueux, même dans la poubelle jaune. Selon l’ONU,

  • Seulement 9% de tous les déchets plastiques produits ont été recyclés (aux États-Unis, plutôt 14% en Europe). Cette filière de recyclage est nettement moins efficace et vertueuse que celle du verre ou du métal.
  • Environ 12% ont été incinérés, produisant certes de l’énergie mais également des résidus polluants
  • L’énorme reste (79%) est accumulé dans des décharges (20 à 40%) ou dans notre milieu naturel (35 à 50%!), persistant durablement.

En jetant mes emballages plastiques dans la poubelle jaune du tri, j’ai donc l’impression d’être consciencieuse et de limiter mon empreinte carbone… mais pas tant que ça, car la boucle du recyclage plastique n’est pas fermée, et nous n’allons pas éternellement transformer nos bouteilles plastique en vêtement polaire (à moins de proposer des vestes à usage unique ? :-/ ).

De plus, le plastique en étant refondu n’a plus ses propriétés initiales (à la différence du métal et du verre recyclé) et donc doit être mélangé avec une majorité de plastique vierge.

Et ce n’est pas tout : souvent on mélange des plastiques des DEEE bruns, comme de vieux téléviseurs bourrés de retardateurs de flamme, ce qui rend plastique recyclé potentiellement dangereux… Youpi !

Conséquences alarmantes

Résumons, nous consommons annuellement notre poids en plastique, duquel trois quarts finissent à court ou long terme dans la nature, et mettra plus d’une centaine d’année à disparaître ! #Facepalm

Le plastique se décompose très lentement dans la nature, non pas en se dégradant mais en ce morcelant, s’accumulant en continents, entravant ou encombrant les estomacs des organismes, notamment les animaux marins… De plus, les nanoparticules de plastique pourront également jouer le rôle de perturbateur endocrinien, dans tous les organismes vivants. Ces micro- et nanoparticules ont déjà été repérées dans l’eau potable, le miel, le sel, les produits de la mer…

Ça va, vous commencez à cerner tous les problèmes de cette matière hyper durable, difficilement recyclable et rarement recyclée ?

Mais c’est pas moi, c’est les autres !

Pour le coup, cet adage est un peu vrai : les États-Unis d’Amérique interdisent les interdictions de sacs plastiques et les fleuves asiatiques sont responsables de la majorité de l’apport en plastique dans les océans (cf. infographies de l’ONU)…

Oui, mais bon, même si on y est pour quasi rien, est-ce qu’on pourrait quand même faire notre part ? Ou au moins arrêter d’engraisser les producteurs d’emballages ? En voici 10 exemples !

  • Acheter des pailles en bambou ou en métal
  • Prendre des couverts dans son sac
  • Avoir une gourde et si besoin à la maison un filtre pour l’eau
  • Préparer les biberons à l’eau du robinet (cela ne fera pas de vous des parents indignes !)
  • Disséminer des sacs de courses réutilisables dans sa voiture et son sac
  • Se trouver une jolie boîte métallique pour TOUS les mégots, même en ville !
  • Retrouver son savon d’antan, lui tenir compagnie avec un shampooing solide
  • Fabriquer ses produits ménagers (lessive pas chère) ou cosmétiques (baume à lèvres super facile)

  • Privilégier les contenants à consigne (donc à La Réunion, buvez de la bière, pas du soda 😉 !)
  • Oublier Amazon, au profit du Bon Coin, de la brocante ou du Trokali… #RienDeNeuf

Et vous, quel déchet vous énerve ? Vous étonne ? Lequel évitez-vous ?

Tutoriel – Réparer ses tongs

Suite à mon article contre la fast fashion, je me devais de réparer mes tongs / savates / tatanes… Ce sont hélas des savates de marque (Hawaïanas) qui me plaisent car leur semelle est légèrement surélevée à l’arrière et très moelleuse, et mon dos aime.

Hélas, les deux tiges avant ont cassé l’une après l’autre, m’occasionnant un retour « pat a ter »… J’ai testé la réparation en fil de fer, mais vous conseille une meilleure version, à vis, en partageant l’article du blog Bachiboozook…

Les tongs chaussent nos pieds été comme hiver aujourd’hui, à l’intérieur, à l’extérieur mais ne sont pas durables pour la plupart d’entre elles. Problème, la lanière qui se coince entre les doigts de pieds cèdent. 1 tong foutue, la paire jetée comme des millions d’autres. Ne les jetez plus, réparez-les! Cas typique, mais réparation facile! […]

via Réparer ses tongs — BachiBoozook

Un vrai écolo est un écolo nu ?!

La question des vêtements écolos me trotte dans ma tête depuis plusieurs campagnes de soldes et cette année, je remarque que beaucoup d’initiatives traitent de consommation responsable hors alimentation, comme par exemple le défi « Rien de neuf » proposé par Zéro Waste.

Alors voilà, je m’engage ici solennellement ici à ne plus acheter mes fringues chez « Henry&Marinette », enseigne vestimentaire mondiale que vous aurez sans doute reconnue par ses initiales…

LOOM H&M t-shirt

Pourquoi stopper cette frénésie vestimentaire ?

Continuer la lecture de « Un vrai écolo est un écolo nu ?! »

Noël sobre, acte 1 !

J-6 ! On prépare Noël, son sapin, ses cadeaux, son chapon, sa bûche…

Cette année, je vais essayer de ne pas trop produire de déchets et de ne pas surconsommer à Noël…

Comment faire ? En offrant du fait main, fait maison, de l’occasion, des cosmétiques bio sans emballage ou de la bouffe, ce qui ne devrait pas trop traîner dans un grenier, sous la poussière… Je vous aurais bien mis des photos en suggestion, mais je risque de spoiler les destinataires !

On peut aussi se libérer du cadeau matériel en offrant du temps, un partage, une journée (route des vins, massage, géocaching, 5 spectacles dans l’année, une rando, un pique-nique ou un bivouac glamour…) !

A moins que le meilleur cadeau ne soit… des sous ?! En tous cas, c’est zéro déchet !

Se pose aussi la question des emballages, facilement remplaçables par du beau papier journal ou kraft récupéré, un bocal avec du sable ou autre… ou encore un furoshiki, emballage japonais en tissu à nouer (en vidéo ici).

Pour le sapin et déco, voir l’article de France Nature Environnement.

Pour le repas, je vous joins une petite infographie faite par des anciens collaborateurs, sur l’impact carbone d’un repas.

Leur article est ici : En connaissant le contenu de notre assiette, nous pouvons bâtir un monde meilleur | Eco2 Initiative

Et voici quelques liens vers des recettes écoresponsables, avec leur bilan carbone sur le site de l’Ademe ou végétariennes pour Noël ou Nouvel An.

 

Et vous, quels sont vos bonnes résolutions pour un Noël sobre ??

En écrivant « sobre » je me dis qu’on aura déjà raté quelque chose : consommation massive de champagne importé… aie ! Promis, à la fin du repas, je sors les rhums arrangés maison !

Fêtez bien cela, sans frustration surtout, mais avec beaucoup de partage et d’amour !!

La sobriété : une idée de bourgeois ?

Sans emploi ni revenus pendant 4 mois suite à ma démission, je me devais de réfléchir, approfondir et expérimenter cette fameuse « sobriété heureuse », consommation responsable, réduite voire zéro déchet ! Continuer la lecture de « La sobriété : une idée de bourgeois ? »