Aujourd’hui, suite à l’atelier Facilitation Graphique organisée par Red Samurai et animé par Philippe-Elie Kassabi, je me lance, à la faveur de ma phase créative qui débute.
Je sais, je ne dessine pas bien mais je m’en fous voudrais tenter d’illustrer les étapes intellectuelles, techniques et surtout émotionnelles de ma création d’entreprise, soit un retour sur mes 30 derniers mois !
C’est très chargé, mais prenez le temps de lire doucement, en commençant par… en haut à gauche, en tant que bon conformiste !
Ikigai, Syndrôme de l’imposteur, Business Bestie, CAE, Bullet Journal… voici quelques unes de mes vérités d’entrepreneure, que je détaille parfois sur mon Facebook, et dont je discuterai volontiers dans les commentaires !
Le 16 octobre est la journée de lutte contre le gaspillage alimentaire.
Bouillabaisse, pain perdu, omelette, il y a plein de façons de moins gaspiller nos aliments… Et l’éducation alimentaire est primordiale pour cela !
Une vision de sociologue pour étayer
Je partage la proposition sociologique par rapport au gaspillage alimentaire d’Eric BIRLOUEZ. Il est ingénieur agronome (AgroParisTech), Expert en Histoire et Sociologie de l’alimentation, Consultant, Enseignant-formateur, Auteur et Conférencier.
Le mois de mai a vu commencer un nouveau projet de sensibilisation au goût dans les écoles maternelles des quartiers prioritaires de Saint-Paul. C’est l’occasion de prendre le temps de découvrir les fruits, les légumes, les grains locaux et de saison !
Pour commencer, cette semaine, on a :
exploré l’odeur et le son de la coco séchée,
expérimenté la maturité des avocats au toucher,
découvert (et goûté pour les intrépides) le kaki
récolté les graines de ces kakis pour les planter
reconnu pour certains le fruit à pain
dégusté une fleur de capucine
savouré un pitaya…
Ces ateliers d’une demie-heure avec une douzaine d’enfants permettent de cheminer avec eux dans l’exploration des aliments et vers leur appréciation (finalement c’est « un peu bon quand même » 🙂 !). Car l’éducation au goût c’est un procédé de longue haleine, que j’ai voulu illustrer avec l’exemple de la betterave… A vos réactions !
Goût Nature travaille à mettre en place, animer et réaliser le suivi de jardins potagers, en garderies, écoles primaires, dans les quartiers et au sein de structures communautaires, accueillant par exemple des adultes handicapés.
C’est l’occasion de voir une petite fille s’exclamer devant toutes les racines d’un plant de tomate à rempoter, de voir un petit garçon se jeter dans le bac de terre ou encore qu’une personne âgée nous raconte ses souvenirs de jardinage avec sa mère, qui plantait elle aussi des cerises de terre (= prune d’Inde = physalis). C’est aussi faire le concours de celui qui trouvera le plus de vers de terre (sans trop les déranger !) ou rentrer à la maison avec sa motte de terre préférée (c’est Maman qui était contente !)…
Animer autour d’un jardin, c’est un moment toujours intense en émotion et en (re)découvertes !
Pas facile de parler d’éducation au goût (ou d’éducation sensorielle) et de faire comprendre en quelques mots ce que les ateliers du goût représentent…
Je vais essayer de vous en décrire les grands principes et puis, un jour, je vous le ferai sans doute en vrai. Car l’éducation sensorielle à l’alimentation se fait à tout âge et pour tout public !
Éducation sensorielle
Si on parle du goût, on parle surtout d’apprendre à goûter, à déguster n’importe quel aliment, comme un œnologue. Et cela se fait avec les 5 sens. Pour les enfants, c’est leur nommer l’ouïe et leur faire imiter le bruit d’une pomme, d’une carotte ou d’une banane que l’on mange. Avec les adultes, c’est leur rappeler que manger produit des sons et qu’ils peuvent nous mettre en appétit, ou pas !
Éducation expériencielle
Les enfants aiment les pommes non pas parce qu’elles sont riches en fibres ou apportent des sucres. Ils les aiment car elles sont colorées, parfumées, croquantes, juteuses ou sucrées. Et puis quelques uns ne les aiment pas et c’est bien aussi !
Goût Nature reprend l’approche de Croquarium qui met en avant l’expérience comme moyen d’apprentissage et favorise le sensoriel plutôt que le cognitif. Et comme tous les goûts sont dans la nature, il est important d’accueillir et de respecter les variations de perceptions et les préférences et dégoûts de chacun. L’objectif d’un atelier du goût n’est pas que tous les enfants aiment le brocoli ou la betterave, mais que chacun l’ait exploré(e) avec ses sens. C’est un chemin vers l’affirmation de soi et le respect des différences.
Éducation qui se veut dans le plaisir
Pour que cette expérience soit concluante, elle doit être faite dans un contexte agréable : calme, confiance, temps… Souvent l’inverse de la restauration scolaire !
L’exploration des aliments doit rester ludique et plaisante.
Pas d’éducation nutritionnelle
En aucun cas les éducateurs du goût favorisent un aliment ou en critiquent un autre. Ils contribuent seulement à élargir la culture alimentaire de chacun. Seule importe la perception sensorielle de chacun, et il n’y a pas de jugement à porter là-dessus !
L’éducation nutritionnelle, et notamment les aliments à favoriser, aller vers ou réduire, n’est qu’en filigrane des ateliers du goût. Parce que je n’ai jamais vu une vitamine traverser mon assiette ni du gluten me regarder méchamment depuis ma tartine. Parce que je suis convaincue qu’en étant éduqué au goût, on peut intuitivement manger équilibré et sain, sans injonctions diététiques.
Les ateliers du goût proposés par Goût Nature sont simplement proposés autour d’aliments sains (fruits, légumes, graines), bruts, locaux et de saison. En développant une certaine curiosité et un plaisir sensoriel autour des légumes, on contribue indirectement (mais plus durablement) à la bonne alimentation des participants !
Sieur de Petit Pois et Dame Romaine après une animation Croquarium à Lac-Mégantic, avec la lauréate du concours de dessin !