10 fleurs comestibles locales

Pour la semaine du goût, pourquoi ne pas manger ces fleurs ?

Je reprends ici un article de Femme Magazine (du 17 septembre 2017) dans lequel Isabelle Hoarau, ethnobotaniste et spécialiste des jardins créoles, présente ses fleurs comestibles préférées à La Réunion.

Source : [Femme Magazine] Le « Top 10 » des fleurs comestibles | Clicanoo.re

1. L’hibiscus

« Elle représente bien le milieu tropical, elle est facile et existe avec plein de couleurs différentes, c’est aussi une fleur fraîche qui s’ouvre le matin et se ferme le soir. Je la préfère crue en salade, elle est très croquante. Sa saveur est fruitée et acidulée et elle est riche en vitamine C. Ses pétales peuvent garnir une salade, un taboulé, des vinaigrettes et sauces mais aussi des omelettes, les pâtes, riz et légumes sautés (à rajouter en fin de cuisson). » Elle ne parle pas ici du bissap, sorte d’hibiscus dont on fait des tisanes avec les fruits, mais bien de l’hibiscus ornemental, bien pratique aussi pour montrer le pollen aux enfants.

hibiscus pollen fleurs comestibles2. La rose

« J’adore manger des roses en mettant la pétale sur ma langue, le parfum va remonter jusqu’au cerveau, on sent son parfum de l’intérieur. Manger une rose a quelque-chose de très sensuel et chaque rose a un goût différent. Le parfum au nez se retrouve dans la bouche. J’ai une préférence pour les roses musquées, les roses de Damas au goût très puissant. Un bonbon fleur. Sa saveur varie du sucré à l’amer. »

3. La capucine

« Je cueille des branches que je mets dans mes vases et elle continue à fleurir, ses couleurs sont joyeuses, c’est la fleur de la joie. Je l’utilise crue en salade, son goût est piquant et rappelle le cresson ou le radis-noir. Elle est aussi facile à trouver », notamment vendue à la Ruche qui dit oui ou trouvable partout dans les hauts. Les graines de capucines cueillies vertes sont très bonnes au vinaigre. Ajoutez-les dans la saumure de vos cornichons

4. Le mourongue

« C’est l’une de mes plantes fétiches, je milite pour que l’on trouve du mourongue partout. Son parfum est extraordinaire, printanier. Frites, ses fleurs rappellent le goût de la guêpe.  » J’aime ce principe d’une variante végane aux larves de guêpes ! Cela demande de tailler votre pied de mourongue pour mieux les récolter !

5. Les larmes de la Vierge

« C’est mon coup de cœur personnel. Aux Antilles, la fleur a été surnommée A tous maux (atoumo), pour tous les maux, on peut utiliser aussi bien sa fleur, que sa feuille ou sa tige. Son odeur est sublime, très parfumée et agréable ».

6. Le galabert

« C’est la fleur de notre enfance qu’on utilise peu en cuisine, je l’utilise souvent en thé, son goût est très fleuri, ou en accompagnement d’une glace à la vanille pour retrouver son parfum floral. Elle est aussi très gaie car colorée, jaune et rose ». Enfants (ou grands enfants), on détache la fleur pour espérer en goûter le nectar, comme en Métropole avec les fleurs de coucou !

7. Le géranium

« Son goût est assez proche de la rose, je l’utilise en tisane ou en crème avec la fleur ou la feuille. Le géranium de La Réunion est très parfumé car lié à la terre volcanique. La feuille ne se mange pas crue. Le goût de la fleur est épicé, parfait pour relever une salade ».

8. L’ylang-ylang

« Je l’utilise plutôt dans le sucre pour le parfumer ou sur une glace ou un sorbet ». Cueillir les fleurs jaunes, plutôt le soir.

9. L’œillet d’Inde

« C’est plutôt un condiment, une épice, on peut aussi le faire cuire, en omelette par exemple ou dans des sauces avec un goût mélangé de gingembre et de curry. Selon les couleurs, certains auront le goût de l’agrume, de fruit de la passion ou de curry. Il ne faut pas faire cuire les fleurs trop longtemps, elles sont fragiles et se rajoutent au dernier moment ».

10. Le bégonia

« Il est croquant et peut remplacer le citron, son goût est acidulé, à la fois citronné et fruité. Parfait pour les poissons, crustacés, salades, taboulés, soupes, salades de fruits… ». Pour ma part, il me fait penser à l’oseille. On peut en manger sur les sentiers, le bégonia étant naturalisé en forêt dans le nord et l’est de l’île.

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