A la fin de l’article précédent, je vous citais le concept de littératie alimentaire. Aujourd’hui, j’ai à coeur de vous partager cette interview de Sophie Nicklaus car elle rend compte de mon point de vue et de la vision que je me fais de mon métier !!
Il y a 4 semaines passait le cyclone Belal sur La Réunion. Les arbres ne sont pas encore tous relevés, ou tronçonnés. Mais l’impact est visible également ailleurs : sur les étals des marchés, comme à chaque saison cyclonique intense. Salade à 3€, courgettes à 8,50 €/kg…
Ouragan de 1807 à Saint-Paul
Comment continuer de promouvoir les fruits et légumes auprès des publics défavorisés avec ces prix-là ? En leur offrant des cartes cadeau de surgelés ? Et que faire de nos velléités d’autonomie alimentaire, si toutes les productions sont détruites en janvier-février ? A Dos d’Âne par exemple, une des grandes zones de production de salades et légumes-feuilles, beaucoup de maraîchers observent une pause tous les ans, limitant ainsi les pertes au champ et le travail saboté par les fortes pluies. Et donc quoi, on mange des boîtes de conserve ?
Meilleurs vœux à tous ! Je vous souhaite une belle année 2023 pleine d’émerveillement, de découverte et de culture(s).
Ici à La Possession, nous sommes plutôt chanceux : les pluies ont commencé vers Noël et sont plutôt régulières. Une aubaine pour mes petits arbres en pot qui trépignaient depuis des mois pour gagner la pleine terre ! J’ai donc commencé l’année en plantant un cocotier, un cacaoyer et quelques arbustes fruitiers (cerise du Brésil et groseille de Ceylan).
En chemin vers une forêt comestible
Je le fais dans ma copropriété, sur un petit verger de 540m², sur lequel il y a déjà les espèces fruitières suivantes :
Pour fêter le 100e article sur ce blog d’articles autour de l’écologie, du jardinage tropical et de l’alimentation, je vous rassemble ici les articles synthétiques, reprenant 10 points sur des thématiques phares, ou des Top 10 que j’ai pu écrire ou glaner.
Début juillet, j’étais donc en Bourgogne, chez mon ami Lénaïc, pour construire une tiny house, manger du bambou, mais aussi tester des recettes de moutarde maison !
C’est pas forcément par peur du manque car il en restait dans les placards, mais plutôt pour expérimenter des recettes, avec des plantes locales ou importées. Et puis parce qu’on était en Bourgogne, patrie de la moutarde, voyons !
Nos productions !
Une recette ancestrale, fermentée
L’article que j’avais trouvé, sans élargir beaucoup mes recettes, détaille une recette de moutarde à l’ancienne, fermentée. On a quand même de sérieux doutes sur la réelle fermentation de cette recette, car on y ajoute dès le départ du vinaigre, ce qui porte le mélange à un pH trop acide pour une fermentation, d’après un micro-biologiste de l’INRAE. J’ai quand même posé la question à Marie-Claire Frédéric, la journaliste experte en lactofermentation, du livre et du blog Ni Cru Ni Cuit. D’après elle :
La fermentation démarre quand on fait tremper les graines de moutarde dans l’eau salée pendant quelques jours. Quant au vinaigre, ça dépend de la dose, mais il n’empêche pas les fermentations. Jusqu’à 1/4 de la préparation, il n’empêche rien du tout.
En plus de nous laisser dubitatifs, de premier abord, cette recette était bien trop longue pour nous.
Une recette de base
Nous avons donc choisi une autre recette, du même site douteux, pour une moutarde express. Toutefois, ils proposent de cuire les graines de moutarde, ce qui a la mauvaise idée d’enlever le piquant… Dommage, hein ?
Je vous propose donc la nôtre, revue et corrigée suite à ces déboires.
Pour la semaine du goût, pourquoi ne pas manger ces fleurs ?
Je reprends ici un article de Femme Magazine (du 17 septembre 2017) dans lequel Isabelle Hoarau, ethnobotaniste et spécialiste des jardins créoles, présente ses fleurs comestibles préférées à La Réunion.
Enfin ! Deux ans après le rapport de l’ANSES, Santé Publique France lance aujourd’hui sa campagne autour des Recommandations Nutritionnelles pour la Petite Enfance.
Bonne nouvelle : le MOOC Agricultures Urbaines, meilleur cours gratuit en ligne que j’aie fait à ce jour, est à nouveau ouvert !
Il démarre le 5 avril, mais vous pouvez vous inscrire plus tard et rattraper par la suite les semaines ! Néanmoins, ce ne sont pas de petits modules : le cours m’avait bien mobilisée l’année dernière en confinement. J’avais adoré voir plein d’exemples et plein d’acteurs de l’Agriculture Urbaine et compris qu’elle est réellement plurielle. En plus, vous pouvez choisir d’appliquer le cours à votre projet ou à une ferme urbaine existante.
Je vous partage un schéma résumant les 8 valeurs potentielles d’un projet d’agriculture urbaine, pour analyse de type « toile d’araignée »